Le ministre de l'IA Ahmed Rahhou et la CGEM s'accordent sur le besoin d'une définition commune de la startup
Selon un communiqué de la CGEM repris par SNRT News, Ahmed Rahhou, ministre de l'Intelligence artificielle, de la Transformation numérique et de la Réforme de l'Administration, et Mehdi Tazi, président de la Confédération générale des entreprises du Maroc, se sont réunis le mardi 3 novembre à Casablanca. Les échanges ont porté sur la simplification des procédures, dont la possibilité de substituer, pour certaines activités, des cahiers des charges clairs aux régimes d'autorisation préalable, sur l'ouverture des données, notamment publiques, et sur la formation aux compétences liées à l'IA. Les deux parties ont constaté une convergence de vues sur la nécessité d'une définition commune et opérationnelle de la startup. Sans texte ni calendrier rendus publics, elles ont convenu d'engager « à court terme » plusieurs chantiers communs.
Pourquoi c'est important
La CGEM et le ministère souhaitent que cette définition puisse servir de référence dans les dispositifs publics, notamment pour l'accès aux marchés publics et aux mécanismes de soutien : les jeunes entreprises marocaines qui visent ces dispositifs ont tout avantage à en suivre l'élaboration.
Source : SNRT News
CrowdStrike signe pour racheter Fiddler et Dreadnode, deux spécialistes de la sécurité des agents d'IA
Annoncés le 3 novembre lors de sa conférence Fal.Con Europe à Barcelone, les deux accords définitifs de CrowdStrike portent sur Fiddler AI, spécialiste de l'observabilité et de l'explicabilité des agents d'IA, et sur Dreadnode, qui automatise les tests de sécurité de l'IA en lançant plus de 100 stratégies d'attaque connues, dont l'injection de prompt, contre les modèles, les agents et les serveurs MCP. CrowdStrike ne publie aucun prix ; selon le Wall Street Journal, cité par SiliconANGLE, l'ensemble représente 495 millions de dollars. Le même jour, CrowdStrike a lancé dans Falcon Guardian un « AI Kill Switch », déclenché par un administrateur, qui stoppe un agent d'abord au niveau de la passerelle, la prise en charge sur les postes de travail étant annoncée « bientôt ».
Pourquoi c'est important
Tester les agents d'IA avant leur mise en service et pouvoir les arrêter une fois déployés : ce sont les fonctions que CrowdStrike achète et lance ce jour-là. Une banque ou un opérateur qui relie des agents à ses systèmes peut les inscrire parmi les critères de ses appels d'offres et de ses audits.
Source : CrowdStrike
Apple ouvre en préversion Siri AI aux applications de tous les développeurs
Apple a publié le 3 novembre les bêtas 27.3 d'iOS, d'iPadOS, de macOS et de visionOS. Une préversion pour développeurs y permet à toute application d'intégrer Siri AI par l'intermédiaire d'App Intents, en y apportant ses contenus et ses actions ; Apple cite le suivi d'une livraison ou une réservation. L'entreprise introduit aussi des « skills » pour apprendre à l'assistant à enchaîner plusieurs actions. La mise à disposition des clients est annoncée « dans quelques mois » et l'ouverture des soumissions à l'App Store au printemps ; les conditions d'utilisation restent à publier. Siri AI fonctionne notamment en français, mais reste indisponible dans l'Union européenne sur iOS, iPadOS et watchOS.
Pourquoi c'est important
Jusqu'au printemps, date annoncée pour l'ouverture des soumissions à l'App Store, un éditeur d'application marocain qui cible les utilisateurs d'iPhone peut préparer ses intégrations à Siri AI ; l'arabe ne figure pas parmi les langues listées par Apple, ce qu'il doit peser avant d'y consacrer des développements.
Source : Apple Developer
Google désactivera par défaut ses outils d'IA pour les élèves, au prix de l'accès à Search
Google a annoncé le 3 novembre que Gemini, Gemini Notebook, Gemini dans Classroom et Google Search seront entièrement désactivés pour les comptes d'élèves du primaire et du secondaire (K-12) tant que les administrateurs des écoles ne les activent pas explicitement ; les détails seront communiqués aux établissements « dans les mois à venir ». Selon le New York Times, cité par TechCrunch, Chris Phillips, vice-président chargé de l'éducation chez Google, reconnaît que, Search et l'IA étant « profondément intégrés », les élèves d'une école qui choisit de restreindre l'IA dans son ensemble n'auront pas accès à Search. Le même jour, Google a ouvert dans le monde entier Guided Learning dans Classroom, un mode qui guide l'élève par étapes au lieu de lui livrer la réponse.
Pourquoi c'est important
Pour un établissement marocain dont les élèves ont des comptes Google gérés par l'école, l'enjeu est concret si ces réglages s'y appliquent : couper l'IA dans son ensemble priverait aussi ses élèves de Search. Les précisions que Google promet aux écoles pour les prochains mois diront ce qu'il en est.
Source : Google
OpenAI affirme avoir conçu avec GPT-6 Astra un appareil électronique, fabriqué en petit lot de prototypes
D'après un billet publié le 3 novembre par OpenAI, dont les résultats n'ont fait l'objet d'aucune vérification indépendante, deux membres de son équipe ont conçu en moins d'une semaine, en projet annexe, un appareil permettant de parler à Codex, en cherchant à se passer de toute intervention humaine directe : le modèle en a défini les exigences, choisi les composants et dessiné le boîtier et le circuit imprimé. Un sous-traitant en a fabriqué un petit lot de prototypes en moins d'un mois. L'entreprise reconnaît que la mise en fabrication a demandé plusieurs tours de revue et qu'Astra n'a pas toujours tenu compte des tolérances et des limites de production du fabricant. Elle annonce aussi une collaboration de recherche avec Mazda sur l'aérodynamique et la sécurité en cas de collision, dont les résultats sont promis « dans les prochains mois ».
Pourquoi c'est important
Un sous-traitant électronique marocain qui voudrait un jour confier à une IA la conception d'un boîtier ou d'un circuit imprimé devrait prévoir une revue des tolérances par ses ingénieurs : sur le prototype d'OpenAI, Astra n'en a pas toujours tenu compte.
Source : OpenAI