La CNDP rappelle aux acteurs électoraux l'obligation de signaler les contenus générés par IA
Dans un communiqué que le quotidien arabophone Barlamane date du jour même, vendredi, la Commission nationale de contrôle de la protection des données à caractère personnel énumère dix impératifs à l'intention des acteurs des opérations électorales, à moins d'un mois des législatives du 23 septembre. L'un d'eux porte sur l'intelligence artificielle : la Commission demande que tout contenu produit par un système d'IA soit signalé comme tel, exigence qu'elle rattache à l'article 447-2 du code pénal ainsi qu'aux articles 39, 51 et 53 de la loi organique 53-25 relative à la Chambre des représentants, sans que les deux médias qui la rapportent en détaillent la teneur. Les neuf autres relèvent du droit commun des données personnelles, de la déclaration préalable des traitements au titre de l'article 12 de la loi 09-08 à l'autorisation de la Commission — subordonnée au consentement exprès de la personne — exigée pour exploiter des données révélant des opinions politiques, en passant par l'encadrement contractuel de la sous-traitance et le régime des transferts hors du Maroc. Aucun texte nouveau n'est créé : la Commission rappelle des obligations déjà en vigueur.
Pourquoi c'est important
Une agence de communication ou un candidat qui produit une affiche ou une voix de synthèse avec un outil génératif est directement visé par ce rappel. Les deux reprises consultées restent muettes, en revanche, sur la procédure de contrôle et sur la sanction applicable en cas de défaut de signalement, comme sur la définition d'un contenu « produit par un système d'IA ». Le reste du communiqué engage davantage les prestataires techniques : constituer un fichier de sympathisants ou le confier à un tiers suppose une déclaration préalable, et l'exploitation de données révélant des opinions politiques une autorisation de la Commission.
Source : Hespress
Mettre ses traitements de données en conformité →Andreessen Horowitz lève 1,1 milliard de dollars pour financer le matériel de l'IA
Le fonds Machine Age, dont Andreessen Horowitz a annoncé vendredi la levée, doit investir dans l'infrastructure informatique sur laquelle tourne l'IA — puces, mémoire, réseau et stockage — ainsi que dans les centres de données, la robotique et les appareils domestiques dotés d'IA. Le billet, signé de cinq associés dont Ben Horowitz et Martin Casado, rompt avec l'orientation logicielle habituelle de la société, comme le relève TechCrunch. La firme affirme que la part du matériel dans les projets qu'elle reçoit est passée d'une fraction modeste à plus de 20 % en l'espace de deux ans, et cite six sociétés récemment financées, parmi lesquelles Volta et Heron Power. Ni le communiqué ni sa reprise par TechCrunch ne disent si ce montant correspond à un premier tour de souscription ou à la taille définitive du fonds.
Pourquoi c'est important
L'argent se déplace vers ce qui se branche et se refroidit. Andreessen Horowitz chiffre le bond d'une baie de calcul, de 5 à 10 kilowatts auparavant à 100 à 250 kilowatts aujourd'hui, avec un mégawatt en vue d'ici trois ans : des ordres de grandeur qui déterminent où un centre de données peut physiquement s'installer, et à quel coût énergétique. Un opérateur marocain qui étudie un projet d'hébergement y trouvera un ordre de priorité : la puissance disponible au mètre carré avant le prix de la machine. Ces chiffres émanent du fonds lui-même, qui a intérêt à souligner l'ampleur du chantier qu'il finance.
Source : Andreessen Horowitz
Un emprunt d'environ un milliard de dollars financerait les puces que Lambda louera à Microsoft
Le fournisseur de cloud spécialisé Lambda aurait levé environ un milliard de dollars de dette privée à court terme, arrangée par JPMorgan Chase et placée auprès d'investisseurs privés, rapporte Bloomberg, dont TechCrunch relaie l'information. Le montage s'appuierait sur les paiements attendus de Microsoft, locataire des puces, et non sur les recettes propres de l'emprunteur. Aucune des entreprises concernées n'a commenté l'opération publiquement, et JPMorgan, cité par The Next Web, a décliné toute déclaration. Lambda avait bouclé une facilité de crédit d'un milliard de dollars en mai, puis annoncé le 27 août un prêt de 926 millions destiné à des processeurs graphiques, pour un client qu'elle décrit seulement comme de qualité investissement. Selon des données compilées par Bloomberg, banques et entreprises technologiques ont émis plus de 400 milliards de dollars de dette liée à l'IA depuis le début de l'année.
Pourquoi c'est important
Le même jour, deux façons de financer les mêmes machines sont rendues publiques : un fonds annoncé par Andreessen Horowitz, un emprunt révélé par la presse chez Lambda. La seconde formule déplace le risque, puisque le départ ou la renégociation du locataire laisse la dette entière. La structure de financement du fournisseur devient donc une question à poser avant de signer un contrat de location de calcul, car elle conditionne sa capacité à tenir ses tarifs dans la durée.
Source : TechCrunch
Hugging Face ajoute l'hindi et l'anglais indien à son classement de reconnaissance vocale
Quatre jeux d'évaluation en hindi et en anglais indien rejoignent depuis vendredi l'Open ASR Leaderboard, le classement qui compare les systèmes de transcription automatique. L'hindi devient la première langue indienne de son onglet multilingue, qui ne comportait jusqu'ici que des langues européennes. Le corpus, construit par Voice Arena, revendique 4 888 locuteurs distincts sur ses quatre sous-ensembles publics et privés, pour des durées volontairement courtes — de 1,33 heure sur le jeu public d'hindi à 5,62 heures sur celui d'anglais indien — et douze attributs enregistrés par locuteur, afin de faire apparaître les écarts entre régions derrière la performance moyenne. Les auteurs, un ingénieur de Hugging Face et neuf membres de Voice Arena, l'illustrent avec Voxtral-Mini-3B, un modèle de Mistral AI dont le taux d'erreur varie de 1,68 point selon la zone du pays. Aucun média n'avait, au moment de la rédaction, repris cette annonce de façon indépendante.
Pourquoi c'est important
Un classement qui agrège des heures d'audio sans regarder qui parle masque ce qui décide de l'expérience réelle, bien au-delà du seul cas indien : l'écart entre un locuteur de Casablanca et un locuteur de Béni Mellal, ou entre un jeune citadin et une personne âgée. Voice Arena documente une façon de le mesurer — beaucoup de locuteurs pour peu d'heures, avec des attributs déclarés — que rien n'empêche de transposer à d'autres langues. Une administration ou une banque qui évalue un moteur de transcription y trouvera un protocole à opposer aux taux d'erreur moyens que lui présentent les fournisseurs.
Source : Hugging Face