OpenAI publie les premiers relevés de Jalapeño, sa puce d'inférence conçue avec Broadcom
Jalapeño, la puce d'inférence maison d'OpenAI, a livré mardi ses premiers relevés de performance, présentés à la conférence Hot Chips. L'entreprise revendique 1,5 à 1,9 fois plus de travail par watt au débit de pointe et une latence de bout en bout 1,7 à 3,6 fois plus basse que les systèmes de comparaison, sur trois modèles dont deux qu'elle n'a pas développés : GPT-OSS 120B, DeepSeek R1 et Kimi K2.5. Les mesures ont été prises sur InferenceX, un banc d'essai public de SemiAnalysis, mais les chiffres sont fournis par OpenAI, la puce Nvidia de référence change selon le modèle testé, et Jalapeño tournait sans deux optimisations dont bénéficiaient certains des systèmes comparés. Selon TechCrunch, qui cite le responsable du matériel Richard Ho, le déploiement commencerait fin 2026 « en très petits volumes », l'essentiel venant en 2027 ; le même média attribue la conception de la puce à une collaboration étroite avec Broadcom.
Pourquoi c'est important
Un fournisseur de modèles qui fabrique sa propre puce d'inférence cherche à sortir du prix que lui impose son fournisseur de calcul, et c'est ce prix qui finit dans les tarifs au million de tokens facturés depuis Casablanca comme ailleurs. Le calendrier annoncé invite pourtant à la patience : la puce n'aurait pas dépassé le stade des échantillons d'ingénierie, selon The Decoder, et OpenAI vise, dans son propre billet, un début de déploiement interne d'ici la fin de l'année. L'effet sur une facture d'API ne se lira donc pas avant l'an prochain.
Source : OpenAI
Rabat accueille ASONAM, première édition africaine de cette conférence depuis 2009
L'École nationale supérieure des mines de Rabat accueille du 24 au 27 août la 18e conférence internationale ASONAM, consacrée à l'analyse des réseaux sociaux, à l'intelligence artificielle, à la cybersécurité et à la science des données. Selon InfoMagazine, qui rapporte l'ouverture des travaux mardi, c'est la première fois que cette série se tient dans un pays africain depuis sa création à Athènes en 2009, ce que confirme la liste des éditions publiée par les organisateurs. Toujours selon InfoMagazine, le programme compte quatorze sessions thématiques, des plénières, des ateliers et un forum doctoral. Aucun autre média marocain n'avait traité cette ouverture au moment de la vérification.
Pourquoi c'est important
Pour un doctorant ou un enseignant-chercheur marocain, la différence est matérielle : le forum doctoral offre une occasion de présenter des travaux devant un comité international sans engager de budget de déplacement, et la série n'était encore jamais venue sur le continent africain depuis sa création en 2009.
Source : InfoMagazine Maroc
Se former aux métiers de la donnée →Universal, Sony, Warner et Electronic Arts entrent au capital de Stability AI
Stability AI a annoncé mardi un tour de série B de 76 millions de dollars, auquel participent trois maisons de disques, Universal Music, Sony Music et Warner Music, le studio Electronic Arts et deux fonds d'investissement, AMD Ventures et Pacific Alliance Ventures. Universal, Warner et EA étaient déjà partenaires de l'éditeur de Stable Diffusion et passent ainsi du partenariat à la détention d'une part du capital. TechCrunch relève le caractère atypique du montage, les nouveaux actionnaires étant aussi les détenteurs des catalogues dont l'entreprise dépend pour ses licences. Le tour porte à 232 millions de dollars les fonds levés depuis l'arrivée du directeur général Prem Akkaraju en juin 2024, et coïncide, selon le communiqué de l'entreprise, avec la sortie de Stable Audio 3.0, entraîné sur des données sous licence.
Pourquoi c'est important
Le litige entre ayants droit et générateurs d'images ou de sons se règle ici par le capital plutôt que par le tribunal : les maisons de disques financent l'outil qui exploite leurs catalogues et pèsent désormais sur ses conditions d'usage. Le précédent compte pour qui négocie des droits musicaux depuis le Maroc : l'accès au catalogue s'accompagne ici d'une part au capital de la société qui l'exploite, en plus des accords de licence déjà signés en 2025 par Universal, Warner et Electronic Arts.
Source : TechCrunch
OpenAI dit avoir démantelé une campagne d'influence adossée à un faux institut de recherche
OpenAI a banni un ensemble de comptes ChatGPT dont l'origine est « très probablement » russe, utilisés pour alimenter un faux institut de recherche présenté comme israélien, l'International Burke Institute. Les opérateurs contournaient le blocage géographique par des réseaux privés virtuels et demandaient au modèle d'effacer les indices linguistiques de leur origine : les consignes étaient en russe, les publications majoritairement en anglais, diffusées sur Substack, Telegram, X, Facebook et LinkedIn. Sur un échantillon de trente-six articles attribués à des « experts » de ce site et examinés par OpenAI, trente-quatre étaient recopiés d'ailleurs, dont un texte de Cambridge University Press faussement attribué à un universitaire de Nottingham. OpenAI précise que le contenu du site lui-même n'a pas été produit par ses modèles et que l'impact immédiat de l'opération paraît limité.
Pourquoi c'est important
Le procédé ne demande ni budget ni compétence rare : un site d'institut, des articles empruntés, des signatures d'universitaires réels détournées. Un journaliste, un enseignant ou un analyste qui s'appuie sur une source en ligne gagne à vérifier deux choses avant de la citer — que l'organisme cité existait avant son site web, et que l'auteur affiché d'un article en est réellement l'auteur.
Source : OpenAI, via The Decoder
Google Cloud met en préversion une déclinaison juridique de Gemini Enterprise
Gemini Enterprise for Legal, destiné aux cabinets d'avocats et aux directions juridiques, est passé mardi en préversion, en même temps qu'une déclinaison pour les services financiers. L'offre regroupe des compétences packagées — relecture de contrats, création de playbooks, veille réglementaire, recherche juridique — et des connecteurs qui, par le protocole MCP, héritent des droits d'accès déjà en place dans les systèmes reliés au lieu de les contourner. Quatre cabinets, parmi lesquels Cleary Gottlieb et Freshfields, ont travaillé avec Google en amont du lancement, et Deloitte fournit deux agents prêts à l'emploi. Ni tarif ni région de disponibilité ne sont annoncés à ce stade.
Pourquoi c'est important
L'élément vérifiable avant l'achat n'est pas la promesse de productivité, que les cabinets partenaires se gardent de chiffrer, mais le mode d'accès aux documents : pour la gestion documentaire, un connecteur qui reprend les permissions du système d'origine évite d'exporter en masse des dossiers clients vers une plateforme tierce. Avant de signer, une direction juridique gagne à poser la question à son fournisseur, quel qu'il soit, et à juger la réponse sur pièces.
Source : Google Cloud
Encadrer l'accès des agents aux données internes →