Ahmed Rahhou prend ses fonctions au ministère de l'IA et décrit un chantier tourné vers le service public et l'emploi
La cérémonie de passation des pouvoirs entre Amal El Fallah Seghrouchni et Ahmed Rahhou, nommé ministre de l'Intelligence artificielle, de la Transformation numérique et de la Réforme de l'administration, s'est déroulée le lundi 19 octobre à Rabat, rapporte la MAP. Le nouveau ministre y a présenté le chantier de la digitalisation et de l'IA sous deux dimensions : un levier d'amélioration du service public, de simplification des procédures administratives, de bonne gouvernance et de lutte contre la corruption, et un écosystème économique intégré à forte valeur ajoutée, à même de créer des emplois. Il a jugé nécessaires un climat propice aux start-ups et aux investisseurs, la qualification des ressources humaines et la sécurisation des coûts énergétiques et des infrastructures, et annoncé que le ministère travaillerait en concertation avec les autres départements ministériels sur la souveraineté numérique, la cybersécurité et la protection des données. La ministre sortante a rappelé, selon l'agence, la stratégie « Maroc Digital 2030 », les assises nationales sur l'IA et l'élaboration d'une feuille de route nationale en matière d'IA.
Pourquoi c'est important
La dépêche décrit des orientations énoncées le jour de la prise de fonctions, sans budget ni échéance. Pour les start-ups et les investisseurs, le ministre a nommé les conditions qu'il juge nécessaires : un climat qui leur soit propice, la qualification des ressources humaines, la sécurisation des coûts énergétiques et des infrastructures.
Source : MAP
Tenstorrent, concepteur de puces d'IA, annonce une série E de 1,5 milliard de dollars pour une valorisation de 6,2 milliards
Tenstorrent a annoncé le 19 octobre avoir clos une levée de fonds de série E de 1,5 milliard de dollars, à une valorisation post-money de 6,2 milliards de dollars. Le tour est mené par Trace Capital et Innovation X ; ARK Invest, Fidelity Management & Research Company, Morgan Stanley, Tether Investments et XTX Markets figurent parmi les autres participants. Selon le communiqué, l'entreprise dirigée par Jim Keller utilisera ces capitaux pour déployer ses serveurs Galaxy à grande échelle, continuer à servir des modèles à poids ouverts, de langage et de génération vidéo, et faire progresser la propriété intellectuelle d'IA et de processeurs qu'elle concède sous licence à des concepteurs de puces, dont Samsung et LG. Selon Reuters, cité par Technode Global, la valorisation a plus que doublé depuis le précédent financement, en décembre 2024.
Pourquoi c'est important
Pour un industriel qui conçoit ses propres puces, Tenstorrent concède sous licence son processeur RISC-V TT-Ascalon et ses cœurs d'IA Tensix. Technode Global relève que l'entreprise ne publie ni chiffre d'affaires ni volume de livraison, et ne donne aucun calendrier de déploiement des fonds.
Source : Tenstorrent
MiniMax lance M3.1 Flash, un modèle de raisonnement facturé 0,15 dollar le million de jetons en entrée
Le laboratoire chinois MiniMax a mis en service le 19 octobre M3.1 Flash, accessible par son API, son abonnement M Plan et son application MiniMax Code ; les poids du modèle seront publiés « plus tard », sans date. Le tarif est de 0,15 dollar par million de jetons en entrée et de 0,60 dollar en sortie. MiniMax annonce, pour les tâches d'agents, un coût d'usage inférieur de 70 % à celui de son modèle précédent, et revendique 73,7 % au test de programmation DeepSWE v1.1. SiliconANGLE relève que DeepSeek revendique 77 % pour son V4.1 Flash sur le même test, et qu'aucun de ces résultats n'a été vérifié de façon indépendante. Le site de mesure Artificial Analysis attribue au modèle un indice d'intelligence de 43.
Pourquoi c'est important
Tant que ses poids ne sont pas publiés, le modèle reste propriétaire. Artificial Analysis a compté 180 millions de jetons générés pour l'évaluer sur son indice : pour une équipe qui fait tourner des agents, la facture dépend aussi de la longueur des réponses.
Source : MiniMax
Microsoft présente des Guardian Agents pour surveiller les agents d'IA en entreprise, qu'elle décrit comme des initiés
« Les modèles de frontière, quelle que soit leur origine, ne sont pas dignes de confiance » (« frontier models, regardless of their origin, cannot be trusted »), écrit Hayete Gallot, vice-présidente exécutive de Microsoft Security, dans un billet publié le 19 octobre, en précisant que ce n'est pas parce que les modèles seraient malveillants par nature. Elle y décrit les agents déployés en entreprise comme des « initiés agentiques », fréquemment dotés de trop de privilèges. Dans un second billet du même jour, Microsoft étend son système Project Perception avec une équipe de Guardian Agents, introduit des permissions dynamiques, les actions à fort impact pouvant exiger une approbation humaine vérifiée, et porte à 60 le nombre de types d'agents locaux qu'elle sait découvrir, dont Claude Code, OpenAI Codex et GitHub Copilot.
Pourquoi c'est important
TechCrunch souligne l'intérêt commercial du propos : Microsoft veut que les entreprises achètent la sécurité de leurs agents au fournisseur de cloud plutôt qu'à Anthropic ou à OpenAI.
Source : Microsoft
Encadrer les agents d'IA en entreprise →À Fès, le Ministère public forme les responsables des parquets à l'intelligence artificielle et aux droits de l'Homme
Hicham Balaoui, procureur général du Roi près la Cour de cassation et président du Ministère public, est intervenu le lundi 19 octobre à Fès lors d'une session de formation destinée aux responsables judiciaires des parquets, sur le thème « Intelligence artificielle et droits de l'Homme », rapporte la MAP. Il y a souligné que l'approche de l'IA ne devrait pas se limiter à l'exploitation de ses capacités techniques, mais reposer aussi sur la compréhension de ses limites et la définition de garde-fous éthiques. Organisée avec le Centre de Genève pour la gouvernance du secteur de la sécurité, la session dure deux jours : le premier est consacré aux concepts fondamentaux et aux cadres normatifs internationaux, le second à des ateliers sur l'usage de l'IA dans la lutte contre la criminalité. Selon l'agence, elle s'inscrit dans un cycle de formations qui seront organisées dans différentes régions du Royaume.
Pourquoi c'est important
Selon la MAP, la formation des magistrats du parquet s'appuie notamment sur la recommandation de l'UNESCO sur l'éthique de l'intelligence artificielle (2021), les principes de l'OCDE (2019) et la convention-cadre du Conseil de l'Europe (2024). La dépêche ne précise pas le nombre de participants ni le calendrier des sessions régionales suivantes.
Source : MAP