Thinking Machines publie Inkling, son premier modèle à poids ouverts
Thinking Machines, le laboratoire fondé par l'ancienne directrice technique d'OpenAI Mira Murati, a mis en ligne le 15 juillet son premier modèle à poids ouverts, Inkling. Il repose sur une architecture à mélange d'experts de 975 milliards de paramètres, dont 41 milliards seulement s'activent à chaque requête. La société vise en priorité les usages en entreprise : le modèle signale son degré de certitude et laisse régler l'effort de raisonnement selon le besoin de rapidité. Sur un essai de raisonnement financier conduit avec le fonds Bridgewater, elle affirme qu'Inkling a répondu juste dans 84,7 % des cas, pour un coût d'exécution quatorze fois inférieur à celui des modèles propriétaires comparables.
Pourquoi c'est important
Un modèle à poids ouverts s'installe sur ses propres serveurs et s'affine sans passer par l'API d'un fournisseur étranger. Pour une banque marocaine ou une clinique tenues de conserver leurs données sur place, ce sont le coût d'exploitation et l'indicateur de fiabilité qui décident de l'achat.
Source : TechCrunch
Médias24 pointe la dépendance du Maroc aux modèles d'IA américains
Entre le 12 juin et le 1er juillet, l'accès mondial aux modèles Claude Fable 5 et Mythos 5 d'Anthropic a été restreint sur ordre de Washington, pour des raisons de sécurité, avant d'être rétabli sous conditions. Médias24 s'appuie sur cet épisode, dans une analyse publiée le 15 juillet, pour poser la question de l'exposition du Maroc : les API de Claude, ChatGPT et Gemini structurent déjà nombre d'usages professionnels du pays, sans qu'existe un cadre national comparable à l'AI Act européen. Le média rappelle que la réponse passe par des centres de données locaux et une stratégie nationale de l'IA encore en construction.
Pourquoi c'est important
Une entreprise marocaine dont le produit repose sur l'API d'un modèle américain dépend d'une décision qui lui échappe. L'épisode Claude l'a montré concrètement : pendant près de trois semaines, des services bâtis sur ces modèles ont tourné en accès restreint, sans recours ni préavis. D'où l'intérêt, pour les acteurs locaux, d'un modèle hébergeable sur place ou d'un fournisseur de secours contractuel.
Source : Médias24
Le pôle académique IAAI →Le COMESA lance des consultations pour un cadre africain commun sur l'IA
Vingt et un pays d'Afrique de l'Est et australe s'engagent vers un cadre commun sur l'intelligence artificielle. Le COMESA a ouvert une série de consultations nationales pour élaborer une stratégie régionale et une réglementation harmonisée ; le Kenya a inauguré la démarche fin juin à Nairobi, la Zambie a suivi le 13 juillet, les autres États membres devant être consultés dans les semaines à venir. Le chantier s'inscrit dans le programme IDEA de numérisation inclusive, doté par la Banque mondiale de 2,48 milliards de dollars. L'organisation dit viser des règles harmonisées pour que chaque membre profite également de l'IA.
Pourquoi c'est important
Un cadre unique remplacerait vingt et une réglementations disparates. Une fois adopté, il s'imposera dans les appels d'offres régionaux, et les sociétés marocaines qui soumissionnent à Nairobi ou à Lusaka devront s'y conformer, même si le Royaume ne fait pas partie du bloc.
Source : Agence Ecofin
La Chine autorise Apple Intelligence à condition d'y intégrer Qwen d'Alibaba
Le régulateur chinois du cyberespace a approuvé, le 15 juillet, le déploiement d'Apple Intelligence en Chine, à la condition que le modèle Qwen d'Alibaba y assure la compréhension et la génération de texte et d'images. L'intégration concernera iOS, iPadOS, macOS et visionOS. L'accord, révélé par Reuters, intervient après l'échec de discussions avec Baidu, DeepSeek et ByteDance ; à la Bourse, l'action Alibaba a gagné plus de 6 %. La Chine a représenté 20,5 milliards de dollars de ventes pour Apple au deuxième trimestre, en hausse de 28 %.
Pourquoi c'est important
Aucun modèle d'IA grand public ne s'installe plus dans un grand marché sans le feu vert de son régulateur, ni parfois sans partenaire local imposé. Pour un développeur qui publie une application sur l'App Store, la brique d'IA disponible dépendra désormais du pays de l'utilisateur, avec les adaptations que cela suppose.
Source : TechCrunch
Ode with Anthropic atteint 1,5 milliard de dollars de valorisation
Réunis autour d'Anthropic, les fonds Blackstone, Hellman & Friedman et Goldman Sachs ont porté à 1,5 milliard de dollars la valorisation d'Ode with Anthropic, coentreprise lancée en mai. Son pari : la valeur de l'IA en entreprise se jouera dans son déploiement au sein des organisations davantage que dans la performance brute des modèles. Dirigée par Chris Taylor, cofondateur de la startup Fractional AI, que la coentreprise vient d'absorber, elle envoie une centaine d'ingénieurs s'intégrer directement chez ses clients. Ode affiche une préférence pour Claude et se mesure à la Deployment Company d'OpenAI comme à Deloitte et Accenture.
Pourquoi c'est important
Le savoir-faire qui se facture aujourd'hui est celui de l'intégration, un travail d'ingénierie et de conseil que des prestataires marocains peuvent vendre à l'export. Deloitte et Accenture visent déjà ce créneau avec leurs propres équipes déployées chez le client.
Source : TechCrunch