Le Kospi perd 7,57 % le 15 octobre, SK hynix et Samsung Electronics reculent de 11,06 % et de 9,48 % à Séoul
Au terme d'une séance interrompue pendant vingt minutes par le mécanisme de coupe-circuit, déclenché à 12 h 38 heure de Séoul, soit 4 h 38 à Casablanca, l'indice Kospi a clôturé le jeudi 15 octobre à 5 554,22 points, en baisse de 7,57 %, rapporte le Korea Herald. Les deux géants sud-coréens des puces ont reculé de 11,06 % pour SK hynix et de 9,48 % pour Samsung Electronics, deux valeurs qui pèsent lourd dans l'indice selon CNN. D'après CNN, le Kospi a terminé à son plus bas niveau depuis six mois, effaçant ses gains depuis avril. À Tokyo, le Nikkei 225 a cédé 4,9 %, à 64 425,95 points, selon l'AFP. À Wall Street, le S&P 500 a fini la séance du 15 en hausse de 0,33 %, selon CNN.
Pourquoi c'est important
Les explications avancées divergent, et aucune cause unique n'est établie. Le Korea Herald évoque la crainte d'une nouvelle hausse des taux de la Réserve fédérale américaine, après la publication le 14 octobre de l'indice américain des prix à la consommation, en hausse de 0,6 % sur un mois en septembre, sa plus forte progression mensuelle depuis avril. CNBC, qui commente le recul mondial des valeurs liées à l'IA, y voit la crainte que des coûts d'emprunt plus élevés pèsent sur les investissements nécessaires aux infrastructures d'IA ; dans une chronique d'opinion publiée par Reuters, Jamie McGeever évoque des inquiétudes sur un financement de l'IA décrit comme opaque et circulaire. Le marché du crédit envoie, lui, un signal sur la situation financière des entreprises qui s'endettent lourdement pour acheter des puces, construire des centres de données et mettre de la puissance de calcul en location, selon CNBC : le 15 octobre, selon ce média, qui n'attribue pas ces chiffres à une source dans son article, la prime des contrats d'assurance contre le défaut (CDS) à cinq ans de CoreWeave, l'une de ces entreprises, a dépassé à un moment 1 140 points de base, avant de revenir à près de 1 038 points de base, soit au-dessus du seuil de 1 000 points de base qui, selon Gavan Nolan, de S&P Global Market Intelligence, cité par CNBC, signale en général une détresse de crédit ; un point de base vaut un centième de point de pourcentage. L'action CoreWeave a toutefois clôturé en hausse de 5,94 % le 15 octobre, après une chute de 15,5 % la veille, toujours selon CNBC.
Source : The Korea Herald
La FTC confirme avoir adressé à OpenAI et à Anthropic des demandes, qualifiées de « subpoenas » par CBS, sur d'éventuelles violations des règles de protection des consommateurs
Les demandes que la Federal Trade Commission (FTC), l'autorité fédérale américaine chargée de la protection des consommateurs et de la concurrence, a adressées à Anthropic et à OpenAI, et que CBS et d'autres médias qualifient de « subpoenas », visent à recueillir des informations sur d'éventuelles violations des règles de protection des consommateurs : un porte-parole de l'agence l'a confirmé le 15 octobre à CBS News, en refusant tout autre commentaire. L'information avait été révélée le même jour par le site Axios, qui cite une personne au fait du dossier. Selon cette source, la FTC a envoyé aux deux entreprises le mercredi 14 octobre des « civil investigative demands », des demandes d'enquête civiles de plus de 50 pages chacune, qui portent sur des incidents de sécurité, les mesures de protection, les supports marketing et les politiques de confidentialité ; d'après Axios, que cite CBS, l'agence doit aussi adresser plus tard des demandes à des organisations tierces. Gizmodo et Reuters ajoutent qu'elle prévoit de contraindre des dirigeants de grands développeurs d'IA à témoigner. Un porte-parole d'OpenAI a déclaré à Axios que la sécurité demeurait une priorité de premier plan et que l'entreprise entendait s'engager de manière constructive auprès de la FTC, selon le Daily Caller ; Anthropic n'avait pas répondu dans l'immédiat aux sollicitations de Reuters. La FTC avait confirmé le 30 septembre avoir ouvert une enquête sur Anthropic, OpenAI et d'autres entreprises d'IA, rapportait alors CBS.
Pourquoi c'est important
Une demande d'enquête civile sert à la FTC, compétente pour les pratiques commerciales déloyales ou trompeuses, à réunir des preuves dans une enquête qui pourrait un jour déboucher sur une action en justice, explique Axios, cité par Gizmodo ; aucune infraction n'est établie à ce stade. Deux semaines après la confirmation de l'enquête, l'envoi de ces demandes marque une étape de collecte de pièces. Ars Technica, qui rapporte les propos de la source d'Axios, indique que les demandes visent notamment des documents sur des supports marketing qui pourraient suggérer que des consommateurs ont été induits en erreur ; le média ajoute que tout élément préoccupant qui serait recueilli pourrait étayer une action en justice de la FTC, si elle décidait de poursuivre l'une des deux entreprises, ou les deux, pour avoir mis sur le marché des produits non sûrs.
Source : CBS News
Meta publie les poids de Muse Spark Open, un modèle de 816 milliards de paramètres qu'elle dit capable de tourner sur deux Mac Studio
Muse Spark Open, dont Meta a publié les poids, c'est-à-dire les paramètres du modèle entraîné, le 15 octobre, est un modèle multimodal de type mélange d'experts (« mixture of experts »), une architecture qui ne mobilise qu'une partie de ses paramètres pour chaque jeton : 816 milliards de paramètres au total, dont 42 milliards actifs, avec une fenêtre de contexte d'un million de jetons. Il accepte du texte, des images, de l'audio et de la vidéo et ne produit que du texte, précise Hugging Face, qui héberge ses poids. Meta le présente comme le modèle à poids ouverts américain le plus capable à ce jour. Dans son tableau de onze épreuves, qui mêle classements de tiers, résultats déclarés par les éditeurs et mesures internes, Meta lui attribue le meilleur score des modèles retenus sur six d'entre elles ; en programmation, sur Terminal-Bench 2.1 et DeepSWE 1.1, le modèle reste notamment derrière Kimi K3 et GLM 5.3. Selon Meta, il peut tourner sur deux Mac Studio équipés de la puce M5 Ultra, avec le framework MLX d'Apple ; The Decoder précise, d'après Meta, qu'il s'agit de deux machines dotées chacune de 512 Go de mémoire unifiée, une option qu'Apple annonce pour fin octobre. Apple, qui a collaboré avec Meta, a mesuré ces configurations avec le modèle quantifié sur 4 bits, soit environ 493 Go auxquels s'ajoute la mémoire de calcul, ce qui ne tient pas sur une seule machine : de 15,74 à 24,99 jetons générés par seconde sur deux Mac Studio selon le mode de répartition, et plus de 36 sur quatre, avec un contexte de 8 192 jetons. Selon CNBC, Muse Spark Open est moins avancé que Muse Wonder, le dernier modèle propriétaire de Meta ; Alexandr Wang, responsable de l'IA du groupe, a reconnu auprès de la chaîne qu'il ne s'agit pas des modèles les plus capables que Meta ait développés ou publiés.
Pourquoi c'est important
Selon le texte de la licence publié sur la fiche Hugging Face du modèle, la « Muse Model License », propre à Meta, accorde gratuitement les droits d'usage, de modification et de redistribution, mais impose d'afficher bien en vue la mention « Built with Muse Spark Open » dans l'interface de chaque produit ou service qui utilise le modèle ou un dérivé, ou dans la documentation d'accompagnement, le site web ou le menu des paramètres. Une entreprise dont le chiffre d'affaires brut, sociétés affiliées comprises, dépasse 20 millions de dollars sur douze mois consécutifs doit en outre en informer Meta et signer un accord avec elle avant de proposer le modèle comme service accessible par API ; la politique d'usage annexée interdit notamment, parmi les activités présentant un risque de mort ou de blessure, les usages liés au domaine militaire et aux industries nucléaires. D'après la même fiche, l'accès aux poids passe par un formulaire soumis à validation. Faire tourner le modèle dans ses propres locaux reste coûteux pour une PME : selon CNBC, il faut acheter plusieurs Mac Studio, que les clients pourront associer par deux à quatre, et un Mac Studio M5 Ultra doté de 256 Go de mémoire coûte au moins 10 799 dollars pièce ; d'après The Decoder, la configuration à deux machines décrite par Meta suppose la version de 512 Go, plus chère, que CNBC dit devoir sortir plus tard dans le mois. Meta cite par ailleurs sept hébergeurs qui proposent le modèle par API, dont OpenRouter.
Source : Meta
TSMC voit son bénéfice net progresser de 68,7 % sur un an au troisième trimestre et relève à environ 44 % en dollars américains sa prévision de croissance du chiffre d'affaires 2026
Le fondeur taïwanais TSMC, que CNBC présente comme le premier fabricant mondial de puces sous contrat, a dégagé au troisième trimestre un bénéfice net de 763,06 milliards de dollars taïwanais, en hausse de 68,7 % sur un an, selon les résultats publiés le 15 octobre. Son chiffre d'affaires atteint 1 494,24 milliards de dollars taïwanais, en progression de 50,9 %, soit 46,72 milliards de dollars américains selon l'entreprise, en hausse de 41,2 % dans cette devise ; le total en dollars taïwanais pouvait déjà se calculer depuis la publication des ventes de septembre, le 8 octobre. Sur un trimestre, le bénéfice net progresse de 8 % et le chiffre d'affaires de 17,6 % en dollars taïwanais, tandis que la marge brute recule de 1,3 point, à 66,4 %, ce que le directeur financier Wendell Huang attribue principalement à la montée en cadence de la gravure en 2 nanomètres, selon la transcription officielle de la conférence téléphonique publiée par TSMC. Selon la présentation des résultats déposée avec le communiqué, la direction prévoit désormais une croissance d'environ 44 % de son chiffre d'affaires 2026 en dollars américains, contre un peu plus de 40 % dans la présentation de juillet ; le communiqué table sur un chiffre d'affaires de 52,3 à 54,3 milliards de dollars américains au quatrième trimestre. D'après la même présentation, la plateforme de calcul haute performance (HPC) a représenté 68 % du chiffre d'affaires du trimestre. CNBC y voit un bénéfice record, le sixième trimestre de suite.
Pourquoi c'est important
Pour les acheteurs de matériel informatique, un passage de la conférence porte sur 2027 : le président-directeur général C. C. Wei a annoncé une planification prudente pour cette année-là, en observant que les segments grand public et sensibles aux prix sont mis à l'épreuve par la hausse du prix des composants et par des incertitudes économiques accrues, selon la transcription officielle. Sur l'IA, il a indiqué que la demande liée à l'IA était soutenue par une forte demande sous-jacente d'accélérateurs d'IA, et que l'émergence de processeurs centraux (CPU) pour l'IA agentique ainsi que la demande continue de puces réseau alimentaient en outre la demande de silicium ; interrogé par un analyste sur la demande d'IA, il a jugé que la demande restait très supérieure à la capacité de production actuelle de TSMC. Le communiqué, lui, ne mentionne pas l'IA et évoque la forte demande pour les technologies de gravure les plus avancées. Wendell Huang a confirmé un budget d'investissement de 60 à 64 milliards de dollars américains pour 2026. Les chiffres du trimestre n'ont pas encore été approuvés par le conseil d'administration, précise le communiqué.
Source : TSMC (formulaire 6-K, SEC : communiqué et présentation)
Anthropic dit accueillir six employés de METR, organisation d'évaluation des modèles, avec un accès interne proche de celui de ses équipes d'évaluation des risques
Une équipe de METR, organisation à but non lucratif qui évalue les modèles d'IA les plus avancés, a commencé à recevoir d'Anthropic un accès de type employé, a annoncé l'entreprise le 15 octobre. Selon son billet, six employés de METR ont reçu du matériel de l'entreprise, des bureaux et un accès à des outils et systèmes internes à peu près équivalent à celui des équipes d'évaluation des risques d'Anthropic. En dehors de quelques catégories clairement définies, par exemple les données des clients, les informations protégées par la confidentialité entre un avocat et son client ou celles qui portent sur l'architecture des modèles, les salariés d'Anthropic sont encouragés à partager l'information avec eux comme avec un collègue travaillant sur les risques d'alignement. Pour la seule architecture des modèles, une note du billet explique que ces informations présentent un risque élevé de fuite involontaire et sont en général peu pertinentes pour l'évaluation des risques, mais que, lorsqu'elles le sont fortement, l'entreprise cherchera en général à les partager, ce qui exigera des approbations internes explicites. METR publiera son analyse des niveaux de risque, des incidents ou des pratiques d'Anthropic ; l'entreprise dit ne pas pouvoir s'opposer à cette publication, mais pouvoir exiger que des informations relevant de catégories définies à l'avance, du même type que celles citées plus haut, soient caviardées. Aucune date de publication n'est donnée. Anthropic indique aussi que SecureBio examine le chapitre consacré aux armes chimiques et biologiques du rapport de risques d'août d'Anthropic, et que l'entreprise mène des discussions préliminaires avec plusieurs autres organisations, dont Hugging Face.
Pourquoi c'est important
La valeur de ce dispositif, pour une entreprise qui s'appuie sur des évaluations externes afin de choisir un fournisseur de modèles, dépendra de ses termes ; or, dans les sources consultées, ceux-ci ne reposent à ce stade que sur la présentation d'Anthropic : METR n'avait publié aucun billet à ce sujet sur son site le 15 octobre, et la déclaration de METR citée par Reuters porte sur son futur rapport, qui décrira ouvertement, selon elle, le périmètre, l'accès et les autres limites de son travail. Le billet rappelle qu'Anthropic a signé l'Accord de la Maison-Blanche sur la « Super Intelligence », par lequel les entreprises se sont engagées à s'associer à des auditeurs ou évaluateurs externes indépendants ; le texte de cet accord, daté du 29 septembre selon l'American Presidency Project, énonce que chaque entreprise « should » mettre en œuvre quatre couches de contrôles et d'audits, dont l'association à un auditeur ou évaluateur externe indépendant, et que chacune des entreprises signataires se dit « committed » à le faire, mais il ne mentionne aucun niveau d'accès pour cet évaluateur. Reuters rappelle aussi que des experts s'inquiètent de l'indépendance des évaluateurs, puisque Anthropic et OpenAI choisissent elles-mêmes qui mène ces examens.
Source : Anthropic
Le président de la CGEM, Mehdi Tazi, cite les data centers et l'accompagnement des entreprises comme deux axes majeurs du positionnement du Maroc dans l'IA
Le développement des data centers, qui s'appuie notamment sur le potentiel solaire et éolien du Royaume, et l'accompagnement des entreprises dans l'adoption de l'intelligence artificielle : ce sont deux axes majeurs que le président de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), Mehdi Tazi, a identifiés pour le positionnement du Maroc dans l'IA, le jeudi 15 octobre à Casablanca, rapporte la MAP. Dans une allocution prononcée à l'ouverture de l'INSA Connect Forum 2026, il a affirmé que le développement de l'IA figure au cœur des priorités du Royaume. Selon la dépêche, il a relevé que cette technologie transforme déjà les métiers à forte composante intellectuelle et accroît les capacités individuelles, mais que les entreprises doivent encore convertir leurs investissements dans ce domaine en gains de productivité et en économies réelles à grande échelle. Le forum, organisé par l'association INSA Alumni Maroc selon Le Brief, en partenariat avec la CGEM, Deloitte et Palo Alto Networks selon la dépêche, était placé sous le thème « L'IA au Maroc : du potentiel à l'impact ». Le président de l'association, Mohamed Bensaid, a soutenu, selon la MAP, que l'IA s'inscrit dans une révolution technologique sans précédent, fondée avant tout sur le capital humain et les compétences ; l'association, qui fédère près de 1 900 anciens élèves marocains de l'INSA selon la MAP, entend mobiliser les expertises et les compétences pour accélérer la souveraineté numérique du Maroc, a-t-il indiqué à l'agence.
Pourquoi c'est important
Pour les dirigeants d'entreprise, le point de vigilance porte sur le rendement des investissements en IA : selon M. Tazi, rapporté par la MAP, les entreprises doivent encore convertir ces investissements en gains de productivité et en économies réelles à grande échelle. La dépêche de la MAP ne rapporte aucun objectif chiffré, aucun programme ni aucun calendrier associés aux deux axes cités. M. Tazi a également évoqué les travaux de plusieurs commissions de la CGEM portant notamment sur l'innovation, l'emploi, la formation et l'adaptation des ressources humaines aux mutations technologiques, en insistant sur l'importance de développer les compétences nécessaires pour accompagner cette évolution.
Source : MAP
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